Encre de Chine , pinceau et plume sur papier Cotman 255x355 2009
Texte : Daniel Lejumeau
Texte : Daniel Lejumeau
Un oiseau de paradis
Je suis au Paradis...
« Je broie du rose et du bleu depuis ce matin,
En attendant de rouler l’arc-en-ciel autour de tes reins.
Je fabrique de l’or avec des feuilles mortes
Et du cristal avec des perles de lune...
C’était au temps où je caressais les voyelles, chatouillais les mots roses.
Tu t’en souviens des : « Je t’aime pour l’éternité ! »
Une sonnerie, le téléphone...
- Tu pourrais peut-être répondre dit le maître du temps.
Daniel dit simplement :
- De quoi s’agit -il ?
D’une femme en jupe plissée bleu marine qui sera en retard.
- C’est bon je viens.
« Chérie, prends ton temps. Les voyelles et les consonnes se courtisent,
se câlinent le temps d’ une écriture. Ils sont au septième ciel,
sur le drap de poésie depuis que tu es sortie !
Les mots enfantent laissons-les s’aimer encore ! Je t’aime. »
Il est là derrière, le regard par-dessus mon épaule.
« Daniel. Quel âge avez-vous donc ?
- Je ne sais plus !
L’éternel le considéra avec surprise.
-Que faites-vous. Ce que vous peignez n’a pas le sens commun.
A quoi pensez-vous donc ?
- Ah ! Maître, savez vous ce que je peins?
- Non bien sur.
- La septième terre.
- Que voulez-vous dire ?
- Puisqu’il y a un septième ciel, il y a une septième terre,
Plus riche, plus belle où les gens sont éternels.
Je veux la fixer sur la toile de l’univers au plus tôt.
- Un tableau, reprenez vous, voyons.
- Nous ne faisons que cela, des tableaux. toute la vie, n’est-ce pas ? »
Un sourire, l’observation lui semblait assez juste.
-Reprenez votre peinture. Joli nom pour une toile que :
« L’oiseau de paradis ».
Je suis au Paradis...
« Je broie du rose et du bleu depuis ce matin,
En attendant de rouler l’arc-en-ciel autour de tes reins.
Je fabrique de l’or avec des feuilles mortes
Et du cristal avec des perles de lune...
C’était au temps où je caressais les voyelles, chatouillais les mots roses.
Tu t’en souviens des : « Je t’aime pour l’éternité ! »
Une sonnerie, le téléphone...
- Tu pourrais peut-être répondre dit le maître du temps.
Daniel dit simplement :
- De quoi s’agit -il ?
D’une femme en jupe plissée bleu marine qui sera en retard.
- C’est bon je viens.
« Chérie, prends ton temps. Les voyelles et les consonnes se courtisent,
se câlinent le temps d’ une écriture. Ils sont au septième ciel,
sur le drap de poésie depuis que tu es sortie !
Les mots enfantent laissons-les s’aimer encore ! Je t’aime. »
Il est là derrière, le regard par-dessus mon épaule.
« Daniel. Quel âge avez-vous donc ?
- Je ne sais plus !
L’éternel le considéra avec surprise.
-Que faites-vous. Ce que vous peignez n’a pas le sens commun.
A quoi pensez-vous donc ?
- Ah ! Maître, savez vous ce que je peins?
- Non bien sur.
- La septième terre.
- Que voulez-vous dire ?
- Puisqu’il y a un septième ciel, il y a une septième terre,
Plus riche, plus belle où les gens sont éternels.
Je veux la fixer sur la toile de l’univers au plus tôt.
- Un tableau, reprenez vous, voyons.
- Nous ne faisons que cela, des tableaux. toute la vie, n’est-ce pas ? »
Un sourire, l’observation lui semblait assez juste.
-Reprenez votre peinture. Joli nom pour une toile que :
« L’oiseau de paradis ».

Mais comment tu fais- ça ? Tu es un artiste extrêmement talentueux.
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